Ion se promène Index du Forum

Ion se promène
Idées, discussions, échanges.

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

CM Philosophie générale - M. Bimbenet

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Ion se promène Index du Forum -> Partage de cours -> Semestre 1 -> Philosophie générale
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Alice Lune
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 19 Jan 2012
Messages: 82

MessagePosté le: Jeu 19 Jan - 18:04 (2012)    Sujet du message: CM Philosophie générale - M. Bimbenet Répondre en citant

La Vérité  
   
  Qu’est ce que la vérité ?
Accord de l’esprit et de la chose, du jugement et de l’état de chose, du dit et du donné.
Adequatio rei et intellectus St Thomas d’Aquin
La déictique confirme les paroles.
Husserl (Xxème siècle, fondateur de la phénoménologie) : l’évidence est le vécu de la vérité. Dans la vérité on vit un remplissement. « La simple présomption qu’une chose est telle » se remplit dans « l’intuition correspondante de la chose en chaire et en os » (= Leibhaft).
Correspondance simple entre la connaissance et l’objet.
 
Quels paradoxes perturbent cette définition ?
-       Kant La logique Introduction : vérité est l’accord de la connaissance et de son objet, or, pour éprouver l’accord, il faut connaître l’objet. à Pour connaître la vérité, il faut déjà connaître la vérité. L’accord du discours présuppose que nous connaissions la vérité et la chose.
-       Frege (XIXème siècle, logicien, mathématicien, précurseur de la philosophie analytique) : Présupposition de la vérité, elle est toujours déjà là quand on veut la définir. « Le mot vrai est un mot qui est de rigueur indéfinissable ». Tous les jugements tels qu’ils soient se présupposent vrais. « Le vrai se distinguent de tous les autres prédicats pour cela qu’ils se trouve toujours déjà asserté lorsque quoi que ce soit est asserté ». Complicité éssentielle de l’homme et de la vérité. Même au pire de l’ignorance, accord intime sur le vrai. Abemus ideam veram Spinoza.
-       Ensemble des paradoxes sceptiques : On se contredit en déclarant que l’on ne sait rien, affirmation d’ignorance totale est déjà un savoir. Dialogues socratiques sont aporétiques mais débarassent de l’ignorance. Toute la philosophie de Platon conduite à partir de ce constat. Philosophe cherche à savoir pour savoir, un savoir parfait, même minimal. Similitude avec le doute carthésien (doute naturel et doute methaphysique), mais un cogito subsiste.
-       Husserl : Réduction phénoménologique, si l’on fait l’exprérience de pensée que le monde n’existe pas, il continue à apparaître, il reste le phénomène. La subjectivité transcendentale est la condition nécéssaire et absolue à toute expérience.
-       Heidegger (phénoménologue, disciple de husserl, existencialiste) Sein und Zeit : dévoilement au centre de sa philosophie. Existence humaine commence sous un voile (opinions et préjugés) et l’angoisse face à la mort provoque le sursaut de l’existence. Réapropriation du soi par soi, authenticité (Eigentlichkeit, de eigen : propre à soi)
-       Aletheia = dévoilement. Existence et Vérité se conquierent.
 
La première définition immédiate était réaliste : tout vient de la chose, mais après avoir décliné tous les paradoxes, il apparaît que la vérité est en nous, vision idéaliste. Dire qu’il y a une vérité a priori c’est situer en nous le lieu du vrai. Révolution, changement de paradygme, le sujet pensant devient le centre de l’experience.
Kant : « Nous ne connaissons a priori des choses que ce que nous y mettons nous-même. » : grand changement anthropologique, au monde moderne on fait tourner le monde autour de nous. (Révolution copernicienne à l’envers).
Kant explicite le sujet pensant carthésien. Critique de la Raison pure (1781) : Kant décline tous les principes a priori du sujet pensant :
-Principes de la sensibilité (Espace et Temps)
-Principes de l’entendement (12 catégories dont la nécéssité, la pluralité, la contingence, la causalité
-Principes de la raison (3 Idées : Ame, Monde, Dieu)
« Le cogito doit pouvoir accompagner toutes mes représentations »
 
Deux solutions à ce problème
-Solution historique : Les philosophes antiques sont réalistes et les philosophes modernes sont plutôt idéalistes.
-Solution philosophique : Problème de l’idéalisme et du réalisme est dans la vérité elle-même. Définition sérieuse se heurte toujours à cette double dimmension si bien qu’il faut les penser ensembles, penser que la vérité regarde d’un même mouvement en direction de la chose et du sujet connaissant. On a affaire à deux absolus qui se veulent total : antinomie.
 
Penser l’antinomie
Quand on réfléchit au réalisme, on tombe dans l’idéalisme à cause des paradoxes mais l’idéalisme suppose le réalisme.
-« La conscience d’un état de chose mathématique est une impression » Husserl dans Leçons sur la conscience intime du temps.
-Aletheia d’Heidegger : Concept réaliste, mais pour le dévoilement, il faut se subjéctiver, se rendre à soi : concept idéaliste. Le Gelassenheit : laisser-être, capacité pour voir le dévoilement.
-Platon montre l’antinomie dans un mythe car cette antinomie ne peut pas être comprise par la raison. Ménon, mythe de la réminiscence : paradoxe de la recherche de la vérité : « Il n’est pas possible à l’homme de chercher ni ce qu’il sait ni ce qu’il ne sait pas ».
Exemple aussi de l’esclave : toujours en nous un germe de vérité, un présentiment inabouti du vrai qui nous met sur la voie.
Opinion droite caractérise aussi cette antinomie : Opinion simple se prend pour le vrai et si on peut aller vers la vérité c’est qu’on connaît la différence entre opinion simple et vérité.
Nous commes à mi-chemin d’un réalisme où la vérité est tout entière hors de nous et d’un idéalisme  où nous avons tout en nous. Jamais complétement hors du vrai : encouragement.
-Au XXème siècle, apparition de l’Herméneutique : art d’interpréter, trouver ce qu’il y a de caché dans les phénomènes humains, aller du sens apparent au sens latent (Freud).
Quand Herméneutique se systématise à tous les phénomènes humains et pas seulement l’étude de la Bible, on la trouve chez Gadamer (philosophe allemand, disciple de Heidegger) : Idée de Cercle herméneutique = Quand on aborde un texte, on l’aborde avec une présomption de ce qu’il est : un savoir anticipatif (Ahnung), on sait dans quelle direction aller. Mais cette pré-compréhension révise la compréhension de détail. Pour commencer à lire, il faudrait avoir fini de le lire à Nous sommes toujours dans le préjugé.
 
Conséquence d’une objectivité de la vérité
Dire que le vrai est vrai en soi c’est dire qu’il n’y a qu’une seule vérité et qu’elle est absolue, que si elle existe, elle doit être universelle sinon, elle n’est pas pour nous.
Ainsi, on distingue vérité et opinion. Mais opinion est intéressante que quand elle sait qu’elle n’est pas la vérité.
Première règle d’une démocratie est de respécter l’opinion.
Pas de vérité ? Voué au reigne des opinions pures : notre époque.
Le relativisme consiste à dire qu’il n’y a pas de vérité même si toute vérité est absolue, elle n’est pas pour nous.
On oppose Vérité/opinion, En soi/Pour moi, Objectif/subjectif-relatif et encore universel/particulier.
Kant Prolégomènes à toute métaphysique future : « Validité objective et validité universelle sont des concepts interchangeables » à Quelque chose est objectif quand il est vrai pour tout un chacun.
Cette définition aboutit à un moment social : la discussion.
 
La discussion
Les opinions s’affrontent dans une commune recherche du Vrai.
Définition optimiste qui parie sur l’opinion droite, les hommes savent leur opinion ne pas être le vrai, position raisonnable.
Mais situation de départ est-elle si éclairée ? Discussion possible ?
Problème dans une discussion : chacun est convaincu d’avoir raison, d’être dans le Vrai, chacun a une opinion simple, cela mène à la violence.
Mais est on si loin du Vrai quand on défend son opinion ?
Hegel trouve plus réaliste et optimise de partir de cette idée : quelqu’un qui prétend avoir raison met de l’energie dans la discussion, des arguments, de la passion personelle.
On peut parler d’une « ruse de l’universel ».
Quelque soit la manière dont on définit une discussion (optimiste ou cynique), celle-ci est dirigée vers l’accord des esprits entre eux, c’est à dire l’universel.
Au règne d’un relativisme généralisé, dès qu’il y a discussion, il y a espoir, nous sommes en route vers l’universel à Ennoncé métaphysique.
Peut-être que cette universalité est une illusion mais cette illusion constitue toute discussion.
Concept d’Idée ou « Idée au sens kantien » = Accord.
Vraie discussion est par principe infinie, ouverte à tout argument possible, tend vers l’Idée.
Uen exigence de droit qui outrepasse les accords de fait.
Idée : Exigence infinie de la raison qui passe toute expérience possible.
Paradoxe de Kant : Idée est imprésentable dans une expérience mais elle stimule toute expérience de manière très puissante.
Ex : Liberté est un idéal, personne ne peut se dire libre mais elle motive « La liberté ou la mort », disent les révolutionnaires.
 
Exigence d’universalité
Kant Critique de la Raison pure : « Le monde est une idée » : Notre regard est trop ridicule pour apréhender l’immensité mais le monde stimule le travail du scientifique.
Mesure de la discussion sur un modèle infini.
Kant Critique de la faculté de juger : Le sens commun présenté comme une Idée agissante en toute discussion.
Hume s’interroge sur l’Idée d’un sens commun comme faculté de partager les intuitions d’autrui, une sympathie universelle : faculté de fait.
Chez Kant, pas une faculté de fait mais une exigence de la Raison d’universaliser mon point de vue.
Elle passe à travers trois maximes qui convergent vers une universalisation du point de vue personnel :
-Penser par soi-même
Raison jamais passive, penser sans préjugés, s’arracher au jugement passivement hérité du passé.
Kant est un philosophe des Lumières (Aufklärung) : mouvement de libération des préjugés, exigence du libre-examen prévaloit sur toute opinion, acquérir la Majorité (Minorité = « L’incapacité de se servir de son entendement sans la direction d’autrui »). Lumières sont une conquète, se traduisent dans la devise Sapere Aude : Ose penser. Ennemi du chemin de l’émancipation est la superstition : partie infantile de la religion où on se soumet.
Kant rationalise la religion, Dieu = la Raison, la religion garantie la vertue et la morale, Christ est l’homme vertueux par excellence.
Paradoxe : Pour être soi-même il faut s’arracher à soi-même, Vérité jamais immédiate, suppose un travail du négatif (présent chez Socrate, Descartes).
Philosophie née de ce négatif avec les présocratiques, les physicoi (= ceux qui inventent la nature), avant la sagesse il y a la nature, la manière d’être et de penser des hommes. Avant la philosophie, pensée fonctionne à l’autorité, garantie par les anciens « On a toujours fait comme ça ». Philosophie distingue ce qui est bon par nature et ce qui est bon par convention. Physis opposé à nomos. Pensée révolutionnaire.
Examen critique des lois de la cité. Premiers physicoi qui osent ont voyagé, ont pu comprendre la relativité des coutumes.
Cf annecdote de l’ancien au début de la République.
-Penser en se mettant à la place de tout autre
Pratique concrète : la discussion. (discutere, de dis : à droite à gauche et de cutere : taper) : épreuve violente. Après la discussion, il ne reste que l’essentiel, ce qui met tout le monde d’accord.
Mise en commun de toutes les pensées, communautarisation, Publicité = mise en public de mes pensées.
« En faisant usage de la raison dans tous les domaines », on pense par soi-même. Kant
Soumettre mon point de vue particulier à l’espace public : journaux, articles…
Kant répond à une querelle sur la liberté de la presse à son époque : liberté de penser hors de l’espace public est une contradiction dans les termes.
Pensée ne se libère reellement que dans l’espace public, par la confrontation.
Invention de la philosophie coincide avec l’invention de la démocratie. A Athènes, les deux sont inséparables.
Première forme que prend la philosophie : le dialogue.
Dissertation s’organise comme un dialogue.
-Penser en accord avec soi-même
Kant nous dit qu’elle consiste à lier entre elles les deux premières.
Arrachement frontal en direction de la chose est indiscosiable d’un arrachement vers autrui.
Aspect social dans la rechercher du vrai lié avec le dialogue érotique chez Platon : Banquet et  Phèdre = deux théories de l’amour qui sont le cœur brûlant de la philosophie à Pour être en face du vrai il faut se passionner et s’affoler pour autrui.
Kant nous dit aussi que cette maxime est la plus difficile car paradoxe entre « se libérer d’autrui » et « penser avec autrui » mais résolution : ce n’est pas le même autrui : on se libère d’autrui de fait (les parents, les professeurs, les manières de penser à la mode) mais on pense avec autrui en droit (tout un chacun), l’Humanité universelle, un Idée à Travail d’idéalisation d’autrui.
Cf. Vote idéal chez Rousseau : Peuple prend le pouvoir à travers l’idée de représenter la volonté générale.
Element qui fonde la discussion : le langage.
 
Le langage
Instrument de vérité et de communication.
Parle c’est dire (1) quelque chose (2) à quelqu’un (3).
1 : Produire des significations, des énnoncés sensés
Saussure Cours de linguistique générale (1916) à Grande influence dans le structuralisme. Saussure définit le signe comme un signifiant qui se rapporte à un signifié. Mais le lien entre signifiant et signifié n’est jamais direct. Il faut se méfier de la momenclarture (dictionnaire) où on apprend une association directe d’une image sensible et d’un concept.
Un langue fonctionne de manière dialectique : diffférence et opposition etre les signes qui produit pour chacun d’eux leur signification. (Ex : Une table est ce qui n’est pas une chaise).
Langue fonctionne de manière diacritique.
Une psycholinguistique donne raison à Saussure : Chez l’enfant, un premeir mot désigne tout ce qui bouge puis première division maman-papa puis subdivisions successives.
Définition diacritique s’applique aussi dans la langue : dans une phrase, signification des mots se déduit de leur rapport.
Langue comme pharses sont un nombre infini de signes qui par leurs combinaisons ne cessent de produire un sens neuf.
2 : Intention de vérité
Frege Uber Sinn und Bedeutung (1893) « C’est la recherche et le désir de la vérité qui nous pousse à passer du sens à la référence. »
Significations sont des points de vue sur la même chose. (Ex : Napoléon est le vaincu de Waterloo ou le vainqueur de Iéna.)
Parler = produire des significations qui n’ont d’autres existences que linguistiques ni vraies ni fausses mais toutes animées d’une intention de Vérité.
Husserl distingue « intention de signification » et « intuition remplissante ». Intentions visent à se remplir du côté de la chose. Tout langage vise un monde. (Ex : On voit et tend à imaginer un objet empiriquement impossible, on fait un mouvement pour se le représenter. Langage pose la chose dont on parle car on arrive à s’accorder dessus).
3 : Mouvement vers autrui, intention de communication
On ne peut se débarasser de la référence à autrui, même quand on est seul avec soi-même : « Le dialogue de l’âme avec elle-même est la pensée » nous dit Platon.
Subjectivité avec le sujet parlant est un inter-subjectivité
Locution est une interlocution.
Bakhtine (Théoricien russe de la littérature, communiste) valorise la dimmension sociale du langage et critique fortement « l’énnonciation isolée, figée, monologuée, coupée de son contexte langagié réel », critique la raison savante, l’intellectualisation du langage et crains de perdre sa chaire concrète et sociale.
Reconnaissance : Produire quelque chose qui soit admiré, reconnu. « L’animal est désir, l’homme est désir de désir » (Marx).
Hegel Phénoménologie de l’esprit : Thème de la lutte pour la reconnaissance. Hegel montre qu’elle passe par un objet tiers : œuvre, actes, paroles. (Ex : Deux chevaliers reconnaissent simplement l’honneur). à Dimmension sociale inspéarable de la dimmension référentielle.
Entrée dans le langage : Exmplosion lexicale, mouvement d’apprentissage incroyablement efficace et pas un phénomène cognitif (référence du mot à la chose).
Vers 6 mois, enfant dans un rapport particulier à autrui : sociabilité incontinente, rapport dévorant sur un mode identificatoire.
Enfant n’est pas une personne, un « moi », il est indistinct d’autrui, mime autrui.
A cet âge, l’enfant « est perdu en autrui et perdu d’autrui » Bourdieu.
Mots sont appris sur un mode affectif fort et découle d’un moment essentiel : le bain de parole (terreau social et affectif). Enfants élevés dans un hôpital se laissent mourir car n’ont pas ce bain de parole.
Théories de l’attachement (biologie) : Enfants qui partagent des moments d’attention conjointe (commenter des choses, socialiser) avec leur mère parlent plus vite. à Mot désintélectualisé.
« Au fond ce n’est pas simplement le mot « maman » que l’enfant prononce en premier, c’est tout le langage qui est pour ainsi dire maternel » Merleau-Ponty Parcours I
Enfants-placards ou enfants-télé sont faces à leurs fantasmes et à leurs dérives.
Geste primordial dans la communication pré-verbale : geste de la désignation, pointing à Geste référenciel adressé à autrui, enfant veut partager : geste proto-déclaratif.
Les Phénoménologues marxistes vietnamiens ont étudié ce geste. (Phrase la plus drôle du cours.)
A l’origine de la conscience, corps communautisé, déjà social. Tran Duc Thao montre qu’on trouve déjà ce geste chez les chasseurs préhistoriques.
 
Perception
= Origine de la vérité, « cet acte humain qui d’un seul coup traverse tous les doutes possibles pour s’installer en pleine vérité. » Merleau-Ponty Phénoménologie de la perception (1945).
Si science, langage, philosophie possible c’est sur le terreau de la perception, d’une connaissance obscure et opaque, lumière naturelle entrelacée à un corps.
En passant par la réduction phénoménologique, on a affaire à un « divers ininterrompu d’esquisses », un flux de conscience, elle-même sans cesse fluante. (Husserl Méditations cathésiennes, Idée directrice I).
Esquisse = Point de vue sur une chose, perspective.
En chaque esquisse, je vise la chose elle-même.
Unification du flux par une visés unifiante de la chose elle-même.
Chose = « Unité d’une multiplicité de modalités de conscience » Husserl.
Toute perception est fondamentalement ambiguë :
-D’un côté elle ne donne que des perspectives relatives à ma situation dans l’espace
-En même temps, nous visons toujours la chose dans son universalité.
 à Perception à la fois persepctiviste et dogmatique.
Elle nous fait expérimenter un relativisme et la visée d’une vérité absolue.
« Quand je me met à percevoir cette table, je sors de ma vie individuelle en saisissant l’objet comme objet pour tous. » Merleau-Ponty.
Description de la chose phénoménologiquement : chose apparaît mouvante, avec différents Abschatungen. Et pourtant, en chaque esquisse, certitude de saisir le leibhaft à Antinomie.
Chose est à la fois pour moi et en soi.
« Voir c’est toujours voir plus qu’on ne voit » Merleau-Ponty Le visible et l’invisible.
« La vision précipite la donnation de la chose ». à Précipiter : anticiper la chose totale (Comparaison chimique du flux des liquides qui se précipitent en une chose).
Perception est metaphysiquement violente.
Aujourd’hui on est toujours dans le relativisme (cf. démocratie) sauf dans la perception, on est persuadé d’avoir affaire au monde en soi. Perception n’est pas démocrate mais aussi dogmatique que les métaphysiques anciennes.
Au fond du réalisme on trouve un acte violent, une « foi perceptive » (Merleau-Ponty), une croyance.
La chose totale que nous vivons follement et dogmatiquement est une Idée.
« La donnée parfaite de la chose est presecrite en temps qu’Idée (au sens kantien). » Husserl Les idées directrices.
Idée est pour le savant une idée régulatrice et stimulante du monde, elle est imprésentable mais stimule toute expérience.
Au fond du réalisme : un idéalisme
L’objectivité et l’universalité, la vérité en ces deux dimmensions est une Idée, quelque chose que je ne rencontrerai jamais et qui constitue pourtant en profondeur toute discussion.
 
Résolution du problème
On n’échappe jamais à la dimmension subjective avec la vérité.
Husserl définit Vérité comme intention de signification ivde confirmée par intuition.
La chose valide ou non un jugement (réalisme) mais dimmension subjectivante : évidence est une expérience que je fais.
Science se construit toujours dans l’esprit.
« La conscience d’un état de chose mathématique est une impression » Husserl à Délirant car même l’énnoncé le plus universel est encore subjectif.
Mais dimmension subjective de la vérité ne la relativise pas.
Certitude = conviction qui en appelle à des preuves : les pièces à conviction.
Kant Critique de la raison pure : Question du tenir pour vrai (das Fürwarhalten).
Conviction est objectivement suffisante mais comme dans toute croyance repose sur des causes subjectives dans l’esprit de celui qui juge à Ambiguité.
Persuasion au contraire est une pure croyance qui reste dans le subjectif.
Conviction ne peut se déclarer qu’en première personne. « Je suis convaincu –«  à Raison objective, prête à fournir des preuves. (cf. Discours de Sarkozy).
Sentiment est intime, tourné vers le soi : subjectif.
Sphère affective se réfère à un jugement de valeur vitale.
Toute conscience est intentionelle, dirigée vers le monde.
Intentionalité mène du côté de l’affectivité, fait un tour vers le monde pour revenir à soi.
Sentiment d’essence reflexive.
Ex : Un coup de foudre ne se fait pas sans le travail solitaire qui transforme la personne en absolu.
Sentiment gravite fondamentalement autour de soi et tout amour est amour de soi.
Entre sentiment et vérité s’opère une revolution copernicienne : Dans le sentiment, choses gravitent autour de moi alors que vérité fait tourner autour de la chose.
_________________
Fulek fulek !
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Jeu 19 Jan - 18:04 (2012)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Ion se promène Index du Forum -> Partage de cours -> Semestre 1 -> Philosophie générale Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | créer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com